MÊME PAS PEUR … COMME DIRAIENT LES ENFANTS !

Il ne reste plus beaucoup de métiers inaccessibles aux femmes au Sénégal, pour le moins celui très attractif de l’aviation militaire a été investi depuis 2014 par une jeune femme dynamique qui se fait appeler capitaine de gendarmerie Mame Rokhaya LO.  

PREMIERE FEMME PILOTE DANS LA GENDARMERIE

Dans le cockpit de son hélicoptère le capitaine LO, chef de la Section aérienne de la Gendarmerie, se concentre sur sa tâche au point de faire oublier sa féminité. C’est avec fierté que nous l’avons interviewée, après accord de sa hiérarchie. Le prétexte était la célébration de la Journée Internationale de la Femme ce vendredi 8 mars 2019.

Q : Qu’est-ce qui vous a attiré vers le métier de pilote d’hélicoptère qui était réputé être réservé aux hommes ?

R : Le commandant de la gendarmerie avait eu cette idée novatrice d’intégrer la 3ème dimension pour une meilleure surveillance du territoire et faire face aux nouvelles menaces. Pour relever ce défi avec le commandement, j’ai passé le concours en 2014.

J’’ai intégré la gendarmerie avec deux autres collègues-hommes. La belle aventure au sein de la section a, dés lors, commencé.

Q : Avez-vous déjà été confrontée au plafond de verre ou à une discrimination dans l’exercice de votre métier?

R : La gendarmerie est une partie intégrante des forces armées et nous sommes régis par des textes, ce qui nous permet de ne pas subir réellement une discrimination dans l’exercice de notre travail.

Q : Comment faites-vous pour concilier votre métier et votre vie de famille ?

R : Comme toute femme sénégalaise, pour concilier mon travail et ma vie de famille, j’essaie de faire la part des choses. Quand je suis à la maison, je suis femme au foyer et je profite de ma famille au maximum. Ce qui me permet d’être à l’aise dans mon travail pour bien exécuter les missions qui me sont confiées.

Il faut savoir que les femmes ont une très grande capacité d’adaptation d’autant qu’elles font un travail considérable au sein des armées. Les femmes possèdent cette facilité à se mouvoir et à faire face à toutes les situations comme on le dit souvent, à situation nouvelle conscience nouvelle !

Q : Comment faites-vous pour concilier votre métier et votre vie de famille ?

R : Pour participer au recul de violences faites aux femmes, j’essaie, à chaque fois, de sensibiliser mes proches pour leur permettre de lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants.

Au sein de la Gendarmerie, j’ai eu l’opportunité de participer à une formation des formateurs pour la défense des enfants et des femmes. Ce qui m’a permis de dispenser des cours au niveau de l’école des sous-officiers de la gendarmerie nationale. Ces cours vont permettre aux élèves de connaitre les textes et les bons comportements pour y faire face, dès leur sortie d’école.

Q : Que pensez-vous de la polygamie ? En avez-vous fait l’expérience ?

R : Pour la polygamie, je l’accepte vu ma position de musulmane et de femme sénégalaise.

Nous avons grandi dans des foyers polygames et nous avons de très bonnes relations avec nos demi-frères. Il suffit juste de se respecter mutuellement.

Q : “Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement” est le thème de la journée internationale de la famille. Qu’en est-il au Sénégal ?

R. Les femmes sont au-devant de la scène ici au Sénégal. Elles arrivent à travailler et à donner le meilleur d’elle-même. Nous les voyons au niveau des sphères de commandement, des organes de décisions, dans les armées etc.

Je recommande aux femmes du monde entier et aux sénégalaises, de se former et d’être compétentes dans le domaine où elles évoluent pour relever le défi d’un Sénégal émergent.

Je rends hommage à toutes les femmes.

Vive la Gendarmerie !

Vive le Sénégal !

Vive les femmes !

Par Djily DIOP

redaction@cortex66.com

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