Prévenir et soigner la lucite estivale – A la une


La lucite estivale bénigne concerne environ 10% des Français. Cette « allergie au soleil » touche principalement les jeunes femmes de 20 à 35 ans. A quoi ressemble-t-elle ? Peut-on la prévenir ? Comment la soigner ? On fait le point.

C’est l’été. Vous passez la journée au soleil, à la plage. Quelques heures plus tard, au milieu de la nuit, vous vous réveillez en sursaut. Bras, jambes, ou décolleté vous démangent sévèrement. Une multitude de petites papules rouges est apparue. C’est sans doute à cause de la lucite estivale bénigne, la plus fréquente des allergies au soleil. Elle touche « près de 900 000 personnes chaque année », selon les chiffres de la Société Française de Dermatologie (SFD).

Cette allergie se développe sous l’effet des UVA, parfois dès les premiers déjeuners en terrasse ou les premières balades en extérieur du printemps. Elle disparaît spontanément en une dizaine de jours, après l’arrêt des expositions au soleil. Mais il n’est pas rare que la lucite revienne ensuite chaque année, au début des expositions solaires.

Protéger sa peau

Il existe plusieurs mesures pour prévenir l’apparition ou la réapparition de la lucite. En cas d’exposition solaire, évitez le moment où le rayonnement est le plus intense, entre 12h et 16h. Et lorsque vous vous exposez, allez-y progressivement (20 à 30 minutes par jour). Il vous faut bien sûr appliquer une protection solaire, mais pas n’importe laquelle : avec un indice de protection élevé, elle devra filtrer aussi bien les UVB, responsables des coups de soleil, que les UVA qui, outre la lucite, sont également responsables du vieillissement de la peau et de l’apparition des rides.

Si, malgré toutes vos précautions, les boutons et démangeaisons apparaissent (généralement 12 heures après l’exposition), votre médecin « peut être conduit à prescrire des antihistaminiques oraux et une crème à base de corticoïdes » pour calmer les démangeaisons, explique le SFD. Il faudra ensuite éviter de vous exposer.

Il est également possible de prévenir cette allergie en amont de l’exposition : présents dans certains compléments alimentaires, les caroténoïdes peuvent être recommandés par des dermatologues, qui observent un bénéfice chez certains patients. Des antipaludéens de synthèse peuvent également être prescrits, dans le cas d’une lucite importante. Le traitement démarre au moins une semaine avant le début de l’exposition.

  • Source : Société Française de Dermatologie, le 8 juillet 2020


Source : Destination Santé

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