SITUATION DES FEMMES AU SUD

LE SECTEUR PRIVE ET LA SOCIETE CIVILE SUIVRONT-ILS ?

La situation des femmes dans le monde varie suivant que se trouve au Nord au Sud, en Orient ou en Occident. Les progrès obtenus dans la réduction des écarts dans l’accès à l’instruction, aux structures de santé, aux financements, au monde du travail et à la politique.

OCCIDENT PLUS OUVERT AU CHANGEMENT 

Alors que dans le monde occidental, les femmes se battent plus pour accéder aux fonctions de top management ou pour obtenir l’égalité des salaires, pour lutter contre le harcèlement moral et la surcharge de travail.

Dans les pays du Sud, elles privilégient la promotion de l’autonomisation des femmes, l’accès au  travail rémunéré et le droit à disposer de leurs biens.

Les filles scolarisées cherchent à la fois les moyens de rester à l’école, de poursuivre le plus loin possible, d’accéder à l’enseignement supérieur, d’échapper au mariage précoce et aux mutilations génitales.

Dans le monde arabe, les femmes luttent généralement pour une autre forme d’émancipation.  Ce n’est que récemment que les femmes ont obtenu le droit de conduire une voiture en Arabie Saoudite. Dans certains pays musulmans : le voile est obligatoire. Les femmes qui n’exercent pas une activité professionnelle hors de la maison ont besoin, encore aujourd’hui, d’un tuteur pour gérer leurs biens ou pour voyager.

Les préoccupations des femmes sont donc  différentes mais tendent toutes à réduire l’inégalité hommes-femmes.

QUEL APPORT DE L’INNOVATION ET DE LA TECHNOLOGIE DANS LES PAYS DU SUD

Dès lors que les préoccupations sont différentes, il semble peu probable que la réduction des écarts sexo-spécifiques  soit effective à l’horizon 2030 visé par ONU-Femmes.

Si en Afrique les services bancaires par e-mobile sont entrés dans les mœurs, il n’empêche que la majorité des femmes n’a pas accès aux financements de leurs activités et au crédit bancaire.  Largement analphabètes et intéressées uniquement par le petit commerce, les femmes  préfèrent se limiter aux tontines ou à la micro-finance qui leur prête souvent à des taux exorbitants de 17 à 23%. Un service financier qui ne leur permet pas de faire croître leurs activités et les contraints à demeurer dans le marché informel malgré tous les efforts consentis.

Dans le cas spécifique de l’Afrique, l’usage des TIC notamment des téléphones portables et des smartphones contribue à appauvrir encore plus les femmes qui dépensent beaucoup trop d’argent en crédit téléphonique prépayé ou en transfert d’argent pour gérer à la fois leur petit commerce et prendre soin de leur famille.

Dernièrement, la vulgarisation des cartes bancaires prépayées à achever de convaincre de l’inadéquation de ces instruments de paiement qui n’avantage que les banques émettrices et non les usagers qui ont l’illusion d’être servies par le service bancaire mais qui au contraire sont grugées, puisque chaque retrait fait l’objet d’un paiement alors que l’achat de la carte l’est déjà.

RENEGOCIATION DES CONTRATS AVEC LES OPERATEURS TELEPHONIQUES

Alors que ONU-FEMMES oriente son plaidoyer vers les multinationales, les start-ups et les entrepreneurs sociaux pour contribuer à réduire le fossé entre hommes-femmes par l’utilisation de l’innovation et la technologie, force est de constater une entente pour dépouiller le consommateur au bas de l’échelle.

Certes des formations gratuites de codage informatique sont ouvertes au profit de jeunes étudiants et de chômeurs, mais leur nombre est extrêmement faible pour arriver à résorber à elle- seule la fracture entre hommes et femmes.

Quelles initiatives et quels secteurs adressés ?

  • Sensibiliser et faire le plaidoyer auprès des autorités ;
  • Prélever des taxes supplémentaires sur le tabac et l’alcool ;
  • Exiger des recrutements à durée indéterminée  pour les femmes ;
  • Reprendre les orientations en formations techniques à partir de la classe de 5ème au collège ;
  • Rechercher des secteurs d’activité susceptibles d’être propulsés par l’usage des TIC ;
  • Recruter plus de jeunes en entreprise et par là bannir les stages interminables ;
  • Construire plus des lycées scientifiques et procéder à différents niveaux de recrutement de la 4ème au collège à la première ;
  • Permettre aux jeunes intéressés par une réorientation l’accès aux séries scientifiques à des élèves titulaires d’un bac littéraires
  • Renégocier les contrats de concession et de privatisation.

Comment procéder au ciblage ?

Sélectionner tous les entreprises qui manifesteront un intérêt pour la thématique  « « Penser Equitablement, Bâtir Intelligemment, Innover Pour le Changement » et faire un appel à contributions

Qui mettre à contribution pour soutenir ces initiatives ?

Les entreprises qui font le plus de bénéfices à savoir les opérateurs téléphoniques doivent être contraints à financer la recherche et l’innovation en cours dans l’Enseignement supérieur.

Plus de taxes doivent être prélevées sur leurs bénéfices pour financer.

Anne Marie FALL

amaf@cortex66.com

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