Tunisie: l’arrivée d’un charter à Djerba redonne espoir au secteur du tourisme

Les vacanciers vont-ils faire leur retour en Tunisie ? Les acteurs du tourisme les attendent de pied ferme car ce secteur clé de l’économie tunisienne (8 à 14% du PIB) est à la peine en raison de la situation sanitaire mondiale. Ce week-end, un charter s’est posé sur l’île de Djerba.

Avec notre envoyée spéciale à Tunis, Magali Lagrange

Le secteur tunisien du tourisme a besoin de redémarrer. Depuis le début de l’année, le tourisme tunisien a enregistré une chute de ses revenus d’environ 50% par rapport à la même période en 2019, selon les chiffres officiels. Pour garantir la sécurité sanitaire, la Tunisie (avec 1 348 cas confirmés et 50 décès) a mis en place un ensemble de mesures sanitaires.

Le charter qui s’est posé ce week-end sur l’île de Djerba représente une lueur d’espoir. Signe de l’importance de l’événement pour la vie économique du pays, le ministre tunisien du Tourisme a fait le déplacement pour l’arrivée de ce vol. « On ne peut pas sauver toute la saison, mais on va tout essayer pour en sauver une partie », a déclaré Mohamed Ali Toumi.

Les 155 touristes viennent de France, d’Allemagne et du Luxembourg, des pays classés en vert par la Tunisie, ce qui signifie qu’ils ne sont pas soumis à une quarantaine, ni à la présentation d’un test PCR. Ils vont donc pouvoir profiter librement de leur séjour sous le soleil.

Malgré tout, les acteurs du tourisme s’engagent à respecter un protocole sanitaire mis en place par les autorités : prise de température, port du masque ou encore respect de la distanciation sociale, par exemple. Ces mesures ont un coût, alors même que les clients sont moins nombreux, confient des hôteliers d’une autre station balnéaire, Hammamet, située à plus de 400 km de Djerba. Là non plus, l’arrivée du charter n’est pas passée inaperçue.

Les professionnels du tourisme y voient un signe d’espoir. Ils espèrent désormais voir atterrir d’autres vols chargés de visiteurs. Pour l’instant, il n’y a pas foule autour des piscines ni sur les plages. Les établissements peinent à atteindre le taux de remplissage de 50% autorisés par le protocole sanitaire.

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Source : RFI Afrique

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